Une grève de 24 heures autour de revendications professionnelles et liées au logement
CCOO et UGT ont appelé à une grève générale pour le mercredi 11 novembre en Espagne. La mobilisation, lancée avec le Syndicat des locataires et d’autres organisations, établit un lien entre les difficultés d’accès au logement, la perte de pouvoir d’achat et les conditions de travail. Selon les informations publiées au sujet de cet appel, la grève durera 24 heures.
Les syndicats indiquent que leurs objectifs sont d’augmenter les salaires, de réduire le temps de travail, d’améliorer la santé au travail et d’éradiquer la précarité. Ils réclament également un contrôle de l’évolution des prix et demandent aux administrations de mettre en place des politiques pour lutter contre la spéculation immobilière et faciliter l’accès à un logement digne.
Dans leur manifeste, CCOO et UGT présentent la grève comme une réponse à ce qu’ils considèrent comme des bénéfices élevés pour les entreprises, à la hausse du prix des biens essentiels et à la précarité professionnelle et résidentielle. Ces affirmations relèvent de l’analyse syndicale qui motive l’appel à la grève ; les informations disponibles ne permettent pas de les établir indépendamment comme des faits.
Organisations appelant à la grève et soutiens
L’appel à la grève a été décidé à la suite d’une réunion de CCOO et d’UGT avec le Syndicat des locataires et d’autres organisations. Des syndicats tels que le galicien CIG et les basques ELA et LAB ont également annoncé leur soutien ; selon les informations publiées, ils prévoient de déposer leurs propres appels à la grève dans leurs communautés. Les sources mentionnent aussi d’autres organisations syndicales, sans toutefois détailler uniformément la participation de chacune d’entre elles.
La mobilisation intervient après les manifestations pour l’accès au logement et après le décès de Maricarmen Abascal, une femme de 87 ans expulsée de son logement à Madrid et devenue un symbole de ces revendications. Elle est décédée le jour où la date de la grève a été confirmée. Alicia del Río, porte-parole du Syndicat des locataires, a déclaré que son héritage incitait les organisations à poursuivre la lutte. Le lien entre cette affaire et la mobilisation fait partie du contexte évoqué par les organisations qui appellent à la grève.
La proximité des élections alimente la controverse
La grève est prévue deux jours avant le début de la campagne électorale pour les élections générales du 29 novembre. Cette coïncidence a suscité des critiques et un débat politique. Le patronat CEOE et Cepyme estime que la grève répond à des motifs politiques et conteste qu’elle soit justifiée par une revendication professionnelle. L’organisation patronale affirme qu’elle vise à faire pression pour obtenir des changements législatifs et budgétaires. CSIF a également exprimé des réserves concernant la dimension politique qu’il attribue à l’appel à la grève.
Pour leur part, les syndicats inscrivent la grève dans le cadre de revendications professionnelles — salaires, temps de travail, santé et précarité — et de l’effet que, selon eux, les coûts du logement et de la vie ont sur les personnes salariées. La secrétaire générale adjointe du PSOE, María Jesús Montero, a affirmé que l’appel à la grève visait cette fois l’opposition ; il s’agit d’une appréciation politique, et non d’une description neutre partagée par toutes les parties.
La controverse comporte également une question juridique. Le patronat a invoqué le décret-loi royal 17/1977, qui prévoit l’illégalité des grèves motivées par des raisons politiques ou poursuivant une finalité étrangère à l’intérêt professionnel des personnes salariées concernées. Les syndicats justifient la grève par leurs revendications professionnelles et sociales. Les informations disponibles font état de ces positions opposées, mais ne rapportent aucune décision judiciaire sur la légalité de cet appel à la grève : l’objection patronale ne constitue pas, à elle seule, une conclusion juridique.
En conséquence, l’appel à la grève associe des revendications professionnelles exprimées par ses promoteurs à une revendication centrale sur le logement, ainsi qu’à un calendrier électoral qui a intensifié le conflit politique. Les informations disponibles confirment la date annoncée et les positions des acteurs cités, mais ne permettent pas de prévoir l’issue du débat sur sa conformité au droit.